Hak Kim

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Cambodge

Kim Hak est né en 1981 dans la province de Battambang, au Cambodge. En 2008, il intègre alors le Studio Image, créé par le Centre Culturel Français de Phnom Penh et effectue un stage à l’Angkor Photo Festival 2009 avec Antoine d’Agata. En 2011, il est artiste lauréat des Résidences de Photoquai du musée du quai Branly et gagne le second prix du « Stream Photo Asia », à Bangkok. Son travail est actuellement publié et diffusé à l’échelle internationale.

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Someone

Résidence de Photoquai 2011

Pour sa série Someone réalisée dans le cadre des Résidences de Photoquai du musée du quai Branly en 2011, Kim Hak a réalisé une étude que l’on pourrait qualifier d’archéologique, dans la ville de Kep. Située au sud du royaume du Cambodge, à quelques heures de voiture de la capitale, Phnom Penh, la ville de Kep, fut, dans les années 60, la destination balnéaire préférée des vacanciers. De vastes propriétés modernes et luxueuses y avaient été construites par des architectes cambodgiens ou français, si bien qu’elle acquit la réputation d’être la station à la mode de la Riviera cambodgienne. Durant la guerre du Vietnam et sous le régime des Khmers rouges, la ville n’a quasiment pas été touchée. La nature y a simplement repris ses droits et les maisons, à l’image des temples d’Angkor, ont été complètement enfouies dans la végétation tropicale. « À s’en tenir uniquement aux apparences, ces résidences de style « années 1960 » pourraient passer pour des maisons fantômes. Seulement voilà : quand je pénètre dans ces villas plus profondément, je découvre qu’il y a QUELQU’UN qui vit là. QUELQU’un qui depuis tant d’années fait « corps » avec ces ruines étranges. Le lieu n’est jamais désert, mais chargé d’indices d’un passé qui se mêle au présent. »

Série réalisée en 2011.

ON

Photoquai 2011

Choqué par la démolition des anciens immeubles dès son arrivée à Phnom Penh, Kim Hak décide d’attirer l’attention sur la mémoire architecturale de la capitale cambodgienne. Pour ce faire, il décide de mobiliser la jeune génération, née comme lui après le régime de Pol Pot. Sa série ON - O pour « old building » et N pour « new generation » - a été exposée au festival de Phnom Penh en 2010 puis dans Photoquai 2011, il fait poser ses amis dans des architectures cambodgiennes à la fois anciennes et contemporaines. Ce travail de mise en scène très minutieux, à la fois au niveau du traitement des couleurs et de la lumière, contribue à la construction d’une mémoire très personnelle de la Phnom Penh du début du XXIe siècle.

Série réalisée en 2010.