FR

Choisissez votre langue

Télécharger des documents PDF

Ce qui change, ce qui se transforme, ce qui reste. Résidences de Photoquai 2012-2014

Ce qui change, ce qui se transforme, ce qui reste. Résidences de Photoquai 2012-2014

Du 17 septembre 2015 au 17 janvier 2016

Depuis 2008 le musée du quai Branly - Jacques Chirac a lancé un programme annuel d’aide à la création photographique contemporaine. Les Résidences de Photoquai ont permis à vingt artistes et photographes d’Afrique, d’Amérique, d’Asie ou du Pacifique de mener à bien un projet artistique.

Au terme de la résidence une sélection d’images est faite et produite par le musée, afin d’intégrer les collections de photographie. Sont présentés ici une sélection des travaux réalisés, parmi les lauréats des trois dernières années. Ces travaux nous permettent d’explorer l’idée de la transformation.

Nyaba Léon Ouedraogo

Nyaba Léon Ouedraogo utilise le avant/après de la photographie pour proposer à ses modèles d’un jour une transformation éphémère qui interroge leur statut social. Donnant à ces femmes ostracisées par  l’accusation de sorcellerie la possibilité d’incarner une nouvelle personne par l’image, il intervient ponctuellement sur une situation de longue durée. L’exposition de ces photographies constitue une nouvelle étape du changement de regard sur ces femmes jusque-là invisibles.

Che Onejoon

Che Onejoon propose la lecture  sur le mode documentaire des liens entre plusieurs pays d’Afrique et la république de Corée du Nord. Il photographie les monuments récemment conçus et construits par l’entreprise nord-coréenne Mansudae au Sénégal, au Botswana ou en République Démocratique du Congo. L’iconographie nord-coréenne se perpétue et se fige dans ces constructions dont les vues frontales de Che Onejoon soulignent la monumentalité.

Sameer Tawde

Sameer Tawde utilise la photographie pour fixer les apparences changeantes des robots à miracles indiens. Ces machines articulées figurant des personnages mythiques sont présentes dans des contextes d’utilisation variés, et se voient progressivement remplacées ces dernières années par de nouvelles technologies. S’intéressant à ces machineries en passe de devenir désuètes, Sameer Tawde en démonte les rouages, sans leur enlever leur capacité de magie.

Depuis 2008 le programme a bénéficié du soutien de la fondation Total, jusqu’en 2012, puis du Crédit Agricole en 2013 et 2014.

© Musée du quai Branly-Gautier Deblonde