D’Hokkaidō à Sakhaline, portraits d’Aïnous

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31 janvier - 29 avril 2018

Cette présentation de portraits d’Aïnous offre un aperçu de plusieurs  photographes et voyageurs de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle.  Ce peuple vivait entre le nord de l’archipel du Japon et l'extrême est de la Russie : sur les îles d’Hokkaidō,  Kouriles, Sakhaline et dans le sud de la péninsule du Kamtchatka.
Reconnus comme les premiers habitants de ces îles japonaises, la date de leur installation reste en revanche sujette à débat. Ils furent l’objet d’une politique d’assimilation du gouvernement japonais. Les Aïnous, objet de fascination et de curiosité, suscitent l’intérêt des voyageurs japonais, puis occidentaux et ils devinrent le sujet de nombreuses études anthropologiques.

La quarantaine de pièces exposées conservées au musée du quai Branly-Jacques Chirac, montre quelques-unes des représentations de ce peuple autochtone. La période choisie, entre 1880 et 1904, correspond à l’ère Meiji (1868-1912), une période d’ouverture du Japon qui cherche à se moderniser. La photographie est l’un des outils de cette révolution.

Un premier ensemble permet de découvrir la pratique japonaise du dessin ainu-e, qui précède l’arrivée de la photographie en 1854 au Japon, puis des photographies prises ou rapportées par des voyageurs qui évoquent le développement de la photographie et la pratique caractéristique du tirage colorisé à la main. Le deuxième ensemble témoigne de l’activité photographique de voyageurs partis en exploration entre 1896 et 1905, tels l’ethnologue français Paul Labbé et l’anthropologue polonais Bronislaw Pilsudski, sur l’île de Sakhaline. Le dernier ensemble présente des portraits d’Aïnous pris lors des exhibitions ethnographiques organisées durant par l’Exposition Universelle de Saint-Louis (USA) en 1904.

 

 

 

 

 

Paul Labbé (1867-1943)
"Homme aïnou, pris lors d’un voyage à Sakhaline"
1896-1901
tirage sur papier aristotype
Don Paul Labbé
PP0048215