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Paul et Roland Mascart, la Nouvelle-Calédonie dans les années 1930

21 juin – 26 septembre 2016

En 1929, la famille Mascart embarque en direction de la Nouvelle-Calédonie. Le père, Paul Mascart (1874-1958), travaille dans l’administration des douanes en Normandie, tout en se consacrant à sa carrière de peintre, dans une veine impressionniste. Il insuffle sa passion à son fils Roland (1909-1988), qui achève ses études à l’École des Beaux-Arts de Rouen. La découverte des îles du Pacifique constitue pour tous deux une révélation.

Paysagistes accoutumés à peindre sur le motif, ils infléchissent leur palette sous l’influence de la lumière. Leurs œuvres évoquent les territoires parcourus, mais aussi les hommes et femmes rencontrés au cours de leurs cinq années de séjour en Nouvelle-Calédonie et dans les archipels voisins. À leur retour en France en 1935, Paul et Roland Mascart participent à de nombreuses expositions. Leurs œuvres figurent parmi les premières représentations peintes de la Nouvelle-Calédonie présentées au public français. Si Tahiti a été sublimée par les artistes dès le XIXe siècle, les îles mélanésiennes ne connaissent pas le même engouement et demeurent marquées par le regard dépréciatif de la puissance coloniale. La vision caricaturale des types kanak fait cependant place, dans les portraits réalisés par Paul et Roland Mascart, à une sensibilité nouvelle portée au modèle. Les peintures et pastels conservés au musée du quai Branly, hérités des collections du musée de la France d’Outre-Mer, invitent à découvrir le parcours singulier de deux artistes passionnés par la culture kanak.

Paul Mascart, « Malikolo, Nouvelles-Hébrides », début des années 1930, pastel sur papier, 75.13827, © Adagp, 2016